Chroniques d'album

Samedi 31 octobre 2009
Retour un an en arrière. Noah and the Whale sort alors Peaceful, The World Lays Me Down, un des albums les plus entrainant de l'année 2008. Frais et joyeux, le disque est un gage absolu de sourire et de bonne humeur, contenant notamment le tube folk de l'été: 5 Years Time avec son ukulélé et ses sifflements irrésistibles, sans oublier sa magnifique chorégraphie. La bande aux frères Fink se classe alors dans la catégorie bonne surprise et se place comme un groupe à suivre à l'avenir.

Oh, well, in five years time we could be walking round the zoo
With the sun shining down in every me and you

Le groupe revient un an après avec The First Days of Spring. Cette fois ci l'album sort à la fin de l'été, comme un signe du changement d'orientation. Au revoir bonne humeur, bonjour tristesse.
Voila un concept-album - ouh quel vilain mot - sur la fin d'une relation. Une thérapie pour le chanteur/compositeur Charlie Fink, largué en début d'année par sa muse Laura Marling - qui a posé sa voix sur Peaceful, The World Lays Me Down.
Mais le changement d'humeur ne provoque pas une perte de talent. Si le second opus est moins acoustique que le précédent - exit le ukulélé, exit les back voices féminines - il ne perd ni en force ni en qualité d'écriture. Nous voila dans un univers mélancolique - Blue Skies ou My Broken Heart - mais où tout espoir n'est pas totalement perdu - My Door is Always Open. Le soleil a laissé place au brouillard mais les mélodies sont toujours aussi efficaces, portées par le timbre fragile et chaleureux du chanteur. Un grand moment de spleen qui marquera surement les personnes malheureuses en relations amoureuses, mais pas seulement.

Si on peut regretter certaines longueurs, Noah and the Whale marque un grand coup et confirme les qualités décelées l'année dernière, en nous surprenant dans un nouveau registre.
I will only let you down. I will only let you down. But my door is always open... et on s'y engouffre à grand pas.


Noah and the Whale - The First Days of Spring

1. The First Day of Spring
2. Our Window
3. I Have Nothing
4. My Broken Heart
5. Instumental I
6. Love of an Orchestra
7. Instrumental II
8. Stranger
9. Blue Skies
10. Slow Glass
11. My Door is Always Open

Par Guilhem
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Mercredi 15 octobre 2008
Et oui c'est une grande nouvelle, avec Intimacy revoila enfin Bloc Party sur le devant de la scène.
Propulsée en 2005 dans les meilleurs groupes indie rock après le succès tonitruant et mérité du premier album, Silent Alarm, la bande à Kele Okereke a forcement suscité de vives attentes pour la suite de sa carrière.  La déception n'était donc que plus forte pour la sortie du deuxième opus, A Weekend in the City,  plus mélodique, moins énergique mais surtout beaucoup plus bancal, avec un gout d'inachevé pour la quasi totalité des morceaux.

Et fin Août 2008 la nouvelle tombe, le nouvel album est disponible sur le site internet du groupe, deux mois avant sa sortie. Surprise et excitation, Bloc Party est bien de retour.



Intimacy commence tambour battant avec les riffs prenant d'Ares suivi du premier single Mercury, véritable brûlot dance punk. On se trouve déjà en présence de très bonnes bases mais on reste très loin de Silent Alarm. Halo arrive juste à temps pour me contredire.
Morceaux après morceaux l'album monte en puissance, un mélange savoureusement dosé de musique électronique, de mélodie pop et de guitares nerveuses, toujours aussi bien porté par la voix d'Okereke.

We dance to the sound of sirens

Le chanteur prévient d'ailleurs d'emblée: cet album est fait pour danser. Et l'effet désiré est réussi. Attention donc à ne pas se ridiculiser dans le métro. Intimacy donne envie de sauter, de bondir tout en agitant les bras tel un pro du air guitar debout sur le strapontin.
Et si vous commencez à fatiguer, Bloc Party a tout prévu et n'a pas oublié la recette pour faire d'envoutants morceaux pop, nous faisant passer par exemple de l'ébullition de Halo au calme de Biko.
Une alchimie parfaite de bout en bout, composée de plus d'une perle (Halo, Signs, Zephyrus...) qui se clôt sur le magnifique Ion Square, parfaite synthèse de l'album.

I see signs now all the time, that you're not dead, you're sleeping

Bloc Party aura donc su faire mieux que se rattraper, en réussissant à se renouveller habilement  tout en gardant ce son qui leur est propre et qu'on aime tellement entendre.
Qu'on se le dise, Bloc Party est bien de retour.


Bloc Party – Intimacy

01. Ares
02. Mercury
03.Halo
04. Biko
05. Trojan Horse
06. Signs
07. One Month Off
08. Sephyrus
09. Better Than Heaven
10. Ion Square



Par Guilhem
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Lundi 21 janvier 2008
Syd Matters, premier gagnant du concours CQFD des Inrockuptibles en 2002, et déjà auteur de deux albums encensés par la critique, ainsi que de concerts envoutants réputés, est l'un des songwriter français les plus en vue du moment.
Déjà dans l'actualité avec la bande originale du film La Question Humaine datant de fin 2007, il sort en ce début d'année un troisième album, Ghost Days, attendu au tournant après ces débuts prometteurs.

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D'entrée le magnifique Everything Else  pose la scène: encore une fois Syd Matters, de son vrai nom Jonathan Morali, nous entraine dans une atmosphère planante dont il a le secret.
Mais il a évolué au fil des ans et ça se sent.
Enfermé seul chez lui pendant une semaine lors de la composition, il est retourné à l'essentiel, au spontané.
Une semaine durant laquelle il remonte, nostalgique, dans son enfance et ses souvenirs des jours lointain, de ces "jours fantômes"
La réalisation de la BO de La Question Humaine l'a d'après lui aidé dans cette démarche : oublier les considérations commerciales pour laisser place seulement à la créativité.

Et on peut dire que ça lui réussit.
Ill Jackson, petit hommage à Pink Floyd, Cloudflakes, Big Moon, Me And My Horses, autant de merveilles présentes le long de l'opus d'une harmonie déconcertante.
Si A whisper and a sight et Someday we will foresee obstacles révélaient les multiples influences du songwriter, Ghost Days s'affirme et impose encore plus sa marque de fabrique : voix pure et arrangements musicaux formant un tout onirique et envoutant...

A l'instar des albums de Radiohead, on découvre à chaque nouvelle écoute de nouveaux détails qui nous avaient échappés précédemment.

Vrai petit bijou pop folk, ce Ghost Days est une réussite, et on s'attend à retrouver encore Syd Matters sur le devant de la scène pour les années à venir.

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Syd Matters – Ghost Days

01. Everything Else
02. I was Asleep
03. Ill Jackson
04. It's a nickname
05. Ghost Days
06.My Lover's on the pier
07. Cloudflakes
08. After all these years
09. Louise
10. Big Moon
11. Anytime now!
12. Me and my horses
13. Nobody Told Me
 

Par Guilhem
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