Blank Generation

Publié le par Guilhem

Si 2007 n'a connu que des critiques d'albums récents, 2008 vous envoie dès son premier article (il se sera fait attendre celui là...) 30 ans en arrière, en 1977 pour un classique punk méconnu du grand public.
Richard Hell, écrivain à ses heures perdues, est un des pionniers du look destroy qui a fait la gloire du punk : épingles à nourrice, t-shirts déchirés et toute la panoplie reprise ensuite par les Sex Pistols.
Après l'experience Television, créé avec Tom Verlaine, il intègre en tant que bassiste les Heartbreakers de Jerry Nolan et Johnny Thunders, mais ne s'entendant pas avec ce dernier, il quitte très rapidement le groupe.
Il monte alors The Voidoids avec Robert Quine, et nous livre en 1977 Blank Generation, album phare du mouvement punk.

BlankBig.jpg
L'album, qui commence tambour battant avec Love Comes In Spurts, se compose de douzes titres soumis à la hargne de Richard Hell et au refrain souvent simple et répétitif mais toujours terriblement accrocheur.
Richard Hell a fait les beaux jours du CBGB's, le célèbre club new-yorkais
où ses prestations scéniques intenses étaient très remarquées et demandées, avec ses Voidoids, et Blank Generation, le morceau éponyme de l'album, n'y est pas pour rien : c'est un véritable hymne de cette génération, la "génération vide" , au même titre que le fut Teenage Lobotomy des Ramones.

I belong to the blank generation and
I can take it or leave it each time
I belong to the ______ generation but
I can take it or leave it each time


Richard Hell, chanteur moyen, s'affirme plutôt par la force de sa plume, soutenue par les accords de guitare galvanisants de Bob Quine.
Cri vindicatif, critique de la société et vision cynique de l'humanité sont les recettes de l'écriture du new-yorkais, également capable de définir l'essence même du rock dans Down At The Rock And Roll Club.

Cinq ans et un album plus tard, le groupe se séparera, laissant derrière lui ce momument punk, véritable chef d'oeuvre chaotique qui aura notamment inspiré le célébre Pretty Vacant des Sex Pistols.
Le poète punk se consacrera ensuite exclusivement à l'écriture...


voidbesm.JPG
Richard Hell & The Voidoids – Blank Generation

01. Love Comes In Spurts
02. Liars Beware
03. New Pleasure
04. Betrayal Takes Two
05. Down At The Rock And Roll Club
06. Who Says? (It's Good To Be Alive)
07. Blank Generation
08. Walking On The Water
09. The Plan
10. Another World
11. I'm Your Man
12. All The Way

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Publié dans Chroniques d'album

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T
Un indispensable que j'ai toujours plaisir à voir chroniqué quelque part tant on parle trop peu à mon goût !Bien entendu j'ai moi aussi apporté, par le passé, ma pierre à l'édifice de réhabiliation de Richard :http://legolb.over-blog.com/article-2869564.html
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G
Ah je savais pas pour la pochette, faut dire qu'on trouve celle là partout.Sinon je m'en tire avec des fautes de frappes et d'espace, pour le premier article 2008 c'est pas si mal!
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E
Dernière chose : ce n'est pas la pochette du vinyl original.L'autre est bien plus trash et dans l'esprit de l'époque. Celle que tu as mise est tout simplement celle d'une réédition 80's à chier (si, si).tu peux choper la bonne là : http://www.richardhell.com/images/BlankBig.jpg
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E
Petites remarques "au passage" :album Blank Generation, album phare du mouvement punk(on appelle ça une redondance) la gloire du punk : (manque un espace avant les deux points - je sais, je chipotte, mais c'est mon boulot...)le célèbre club(essaye de le prononcer avec un accent aigu, c'est plutôt drôle - était-ce l'effet escompté ?)n'y est pas pour rien :(hé hé hé)de l'écriture(.) du new-yorkais(un point en trop - point trop n'en faut)Who Says? (It's Good to Be Alive)(c'est pas moi qui l'ai dit)Walking On The Water(bien joué Jésus)I'm Your Man(c'est quoi ce plan ?)
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