No One is Innocent
Envoyée très spéciale à la Cigale !
L’auteur de ce blog me laissant gentiment sa plume pour le temps d’un article, je vais vous conter un petit résumé du concert de No One Is Innocent qui a eu lieu à la Cigale mardi dernier (le 16/10).
Moi et mon acolyte (que nous appellerons Laura pour préserver son anonymat) sommes donc arrivées devant la Cigale à 19h pile poil. Après avoir fait la queue un bon bout de temps, nous entrons enfin, pressées de prendre place dans cette salle que nous connaissons bien. Pas beaucoup de monde à première vue (« ils doivent tous être encore au bar! » me lance Laura). A peine avons-nous eu le temps de bavarder que les lumières s’éteignent dans la salle puis se rallument sur la scène pour nous laisser découvrir la première partie.
Et soudain, c’est le drame. J’ai vu pas mal de groupes en première partie qui étaient pas trop mal, voire bien, mais celui là : au secours ! Les musiciens passaient encore mais la chanteuse… Une sorte de poupée barbie en mini jupe qui essayait tant bien que mal de faire du rock. A la rigueur si elle savait chanter…même pas ! A un moment, un gars a même lancé « à poil ! », pour vous dire qu’elle n’a pas fait sensation…
Après une quarantaine de minutes, le groupe salut et quitte (enfin !) la scène. Les techniciens commencent à installer les instruments des No one, des lampions pour l’ambiance et quelques minutes plus tard le concert pouvait vraiment commencer.
Alors là, je vous le dis tout de suite, je n’ai pas été déçue. Dès les premières secondes, le son du violon nous transporte. Le rythme et l’énergie sont au rendez-vous. On sait direct que les musicos vont être fantastiques. Puis arrive sur scène Kemar, le chanteur, et là c’est le délire ! Toute la salle rentre en transe et c’est parti pour deux heures de concert survolté !
Moi qui ne connaissais pas très bien ce groupe, j’ai été agréablement surprise. Des chansons rock, entraînantes et engagées (« La peur », « Salut l’artiste »…) qui mêlent violon, guitares électriques, percussions, flûte…et j’en passe et des meilleures !
Tout ce petit monde s’agitant rien que pour nous : un chanteur au charisme incroyable, un bassiste extra, deux guitaristes se faisant face jouant de leurs deux SG Standard identiques à la perfection et un batteur torse nu. Que demander de plus ! Il y en avait même un qui soufflait dans un instrument assez original composé d’une sorte de paille relié à un petit clavier !
Après une heure de show, le groupe se retire sous les acclamations du public criant tous en cœur « No one ! No one ! No one ! ». Les voilà qui reviennent et c’est reparti pour un tour !
Les chansons s’enchaînent à nouveau et l’énergie est toujours aussi palpable. Les sauts de la foule suivent le rythme transcendant des No one. Les slams n’arrêtent pas. Certains allant même jusqu’à monter sur la scène, pour un petit moment de gloire, avant de faire le saut de l’ange dans la fosse. Après trois ou quatre chansons, les No one partent une seconde fois. On croit bien que c’est fini mais ce n’est pas possible qu’ils nous laissent comme ça ! Suspense pendant deux minutes. Puis on entendit une voix, maintenant familière, crier : « Quand il yen a plus, yen a encore ! » Ouf ! Profitons de ces dernières chansons avec un Kemar véritablement monté sur ressorts qui ne pourra pas résister longtemps à la tentation de sauter lui aussi dans le public ! Génialissime !
Pour le final, les No one sont rejoints par tous les musiciens et par un chanteur un peu spécial avec une coupe afro et un pantalon rouge très moulant ! C’est le chanteur principal d’un autre groupe dont je n’ai pas retenu le nom… dommage ! En tout cas, ça a donné une chanson géniale, complètement déjantée pour un au revoir digne de ce nom.
Vous l’avez sûrement compris, les No one sont vraiment super sur scène. Un groupe à voir et à revoir !